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mercredi 25 mars 2009

Annonciation du Seigneur

« Comblée de grâce »
L'ange entra chez Marie et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » (Lc 1, 26-38)

La fête de l'Annonciation célèbre le fait que Marie a dit oui à l'ange Gabriel venu lui demander si elle voulait être la mère de Jésus. Elle célèbre également un moment important de l'histoire d'amour que Dieu a toujours voulu entretenir avec l'humanité. Elle marque le moment où, par l'entremise de Marie, il envoie son Fils sur la terre pour conclure une nouvelle Alliance avec nous.
Pour y arriver, il choisit Marie qu'il « comble de grâce », c'est-à-dire qu'il comble de son amour. Pour celle qui va devenir la mère de son Fils, Dieu veut la femme la plus belle, la plus pure et la plus parfaite: il lui donne son amour en abondance. Pour que Marie corresponde à cette grande mission, elle a besoin de se sentir aimée de ce Seigneur; elle a besoin de s'entendre dire par Gabriel : « Sois sans crainte, tu as trouvé grâce auprès de Dieu.»
Bien sûr, il n'y a qu'une Marie dans le plan de salut de Dieu et il n'y a qu'une Annonciation. Mais, comme elle, nous pouvons être assurés que le Seigneur a besoin de nous dans son plan d'amour. Nous pouvons être certains également qu'il nous aime, qu'il compte sur nous, et qu'il nous comble de sa grâce pour nous accompagner dans la mission à laquelle il nous appelle.
Profitons de cette fête de l'Annonciation pour renouveler notre confiance au Seigneur en tout, pour redire également notre confiance au Seigneur et l'assurer de notre disponibilité à accomplir ce qu'il attend de nous.
Prions le Seigneur : Ô Marie, tu avais été élevée dans la grande tradition du peuple d'Israël et, comme tous tes compatriotes, tu attendais le Messie-Sauveur. Mais, tu étais loin de penser qu'il réaliserait son plan d'amour par toi. Ta grande disponibilité à sa Parole et ton esprit de service t'ont rendu capable de dire oui au Seigneur. Rends-nous capables, nous aussi, de discerner les appels du Seigneur et d'y répondre le mieux possible. Amen.

vendredi 13 mars 2009

Dieu recommence toujours son œuvre



Vendredi – 2 e Semaine du Carême
(Mt 21, 33-43; 45-46)
La parabole de la vigne racontée par Jésus que nous venons d’écouter résume admirablement bien l'attitude du peuple de Dieu devant les envoyés de Dieu et particulièrement son Fils.
« Voici l'héritier. Allons-y, tuons-le! » (Mt 21, 38)
En effet, au cours de l’histoire du peuple de Dieu, plusieurs fois on a tué les envoyés, les messagers, les prophètes de Dieu, même son Fils unique, Jésus Christ.
De même façon, dans notre société actuelle, il y a aussi des gens pour qui la vie humaine n'a pas beaucoup de valeur. Ils n'hésitent pas à vouloir tuer quelqu'un qui contrecarre leurs ambitions. À bien y penser, cela est très grave.
S'il y a le meurtre direct, il y a aussi les vies assassinées par un manque d'amour, par la jalousie, le rejet, la colère, l'égoïsme... Chaque jour, les journaux nous rapportent des cas de vies détruites ou brisées pour toujours: violence conjugale, violence faite aux enfants ou aux personnes âgées, violence physique ou psychique, fruit d'un déséquilibre ou de l'alcool ou de la drogue... Pourtant, la vie humaine n'a pas de prix!
Jésus, dans l’évangile d’aujourd’hui, affirme que tous ces refus de l’homme n'arrêtent jamais l'œuvre de Dieu, n'arrêtent pas Dieu. Il recommence toujours son œuvre avec d'autres.
Prions le Seigneur : Seigneur, je te prie pour les gens violentés, mais aussi pour les gens violents. Que la douceur nous habite tous. Amen.

jeudi 5 mars 2009

L'efficacité absolue de la prière

Jeudi, le 5 Mars, 2009 : Mt 7, 7-12

Cet Évangile nous parle de l'efficacité absolue de la prière.
Jésus donne à ses disciples un enseignement sur la prière. Il nous assure que nous recevrons toujours de bonnes choses.
Il nous montre la véritable efficacité de la prière. Il n'est pas dit et Jésus n'a jamais dit que nous recevrions toujours ce que nous demandons et cela exactement et toujours. C'est pourtant ce que nous souhaitons et croyons. Ce serait mettre Dieu à notre service et en faire notre fournisseur principal. Jésus dit qu'il répond toujours à nos prières par de bonnes choses. « Combien plus votre Père donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui l'en prient ». Et il donne l'exemple d'un père de famille à qui son fils demande de bonnes choses, répondra-t-il par des mauvaises. Comment une personne qui nous aime pourrait-elle nous donner des choses mauvaises pour nous et qui pourraient nous nuire ?
Oui, si nous n'aimons pas vraiment ou si nous aimons pour de mauvais motifs; par exemple, pour ne pas faire de peine à un ami ou pour ne pas le perdre. Ce n'est pas l'autre que nous aimons alors, mais nous-mêmes. Dieu ne nous aime pas comme cela. Aimer ne veut pas dire tout accorder. Aimer signifie aussi refuser parfois, pour le bien de l'autre et non pour son bien à soi.
En conclusion, si l'on veut être exaucé, il faut donc demander de bonnes choses. Comment sait-on que ce sont de bonnes choses ? On ne le sait jamais. Nous sommes trop à courte vue. Mais Dieu le sait. Il faut demander n'importe quoi à Dieu et ajouter une condition. À condition que ce soit une bonne chose pour moi. Cette prière-là est toujours exaucée.

mercredi 4 mars 2009

Signe de Jonas

Un ordinateur, lorsque nous lui donnons une commande importante, nous demande toujours de confirmer par un autre geste que c'est bien ce que nous voulons. Dans le domaine personnel, il ne peut en être ainsi. Imaginez quelqu'un qui déclare son amour à quelqu'un et que celui-ci demande de confirmer cela par un autre geste. Ça arrive, mais c'est à chaque fois qu'il y a un doute, c'est-à-dire une incroyance.
Dans l’évangile d’aujourd’hui, les Pharisiens demandent un signe et Jésus trouve cela mauvais. Il leur dit qu'ils n'auront pas d'autres signes que celui de Jonas.
Demander des signes est une marque d'incroyance. Savoir lire les signes que Dieu nous fait est la marque de la foi.
Bien des gens demandent des signes à Dieu et cela pour toutes sortes de raisons. C'est ce que font les Pharisiens.
Nous aussi nous demandons des signes pour être réconfortés et avancer encore. « Donne-nous un signe disent souvent les interlocuteurs de Jésus ! » Nous, nous disons, s’il y avait un petit signe, cela m’aiderait !
Mais « Le » signe a été donné, c’est la venue de Jésus dans notre monde. Le signe, c’est Jésus lui-même ! Non seulement Jésus est venu dans notre monde, mais Il a aimé ce monde, Il a souffert pour ce monde, pour chacun de nous ! Il a donné sa vie pour le monde ait la Vie. Pour nous, le signe, c’est Jésus dans sa divine Eucharistie. Ce signe, c’est le Pain de vie que nous recevons, et qui nous transforme ! Ce signe, c’est le Vin de noces qui nous est donné, le Sang de Jésus pour que nous ayons la vie.
Frères et sœurs,
En ce temps du Carême, nous sommes invités à sortir de notre attitude de doute et à croire à la miséricorde de Dieu.
Que nous croyions que Jésus nous aime et qu’il est bon !